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Les signes du discours direct

Les signes du discours direct au CP

Guillemets et tirets

D’un point de vue linguistique les signes du discours direct sont les guillemets.

Ils fonctionnement par doubles paires.

La première paire, ce sont les guillemets ouvrants ( « ) ; la seconde paire, à la fin du passage isolé par ces signes, ce sont les guillemets fermants ( » ).

Ces signes servent à indiquer au lecteur que c’est le personnage de l’histoire qui parle directement reléguant le narrateur, en quelque sorte à la voix off de l’histoire, au second plan.

Dans les dialogues, on peut donc, soit placer les guillemets ouvrants au début de la première réplique et les guillemets fermants à la fin de la dernière réplique quand deux personnages se parlent, voire se passer des guillemets et n’utiliser que des tirets. Les tirets sont plus utilisés dans les textes théâtraux en règle générale. Parfois, les deux peuvent  aussi se conjuguer.

Prenons un exemple dans l’album « A vol d’oiseau » écrit par la classe gagnante du Concours ‘Lire égaux’ de 2011 illustré par Mayanna Itoïz aux éditions Talents Hauts en tout début de livre :

Un petit garçon ouvrit la fenêtre de sa chambre et cria :

« Ce n’est pas juste. On m’a encore offert des voitures.

je voulais des poupées. J’en ai assez ! »

Un oiseau magique qui passait par là lui dit :

« Viens sur mon dos. »

Dans cet extrait, on voit bien que l’ouverture des guillemets permet à l’auteur de signifier au lecteur, attention, c’est le petit garçon qui parle maintenant et dit « Ce n’est pas juste… »

Des signes qui ont un sens

Beaucoup d’enfants lisent les mots sans prendre en compte l’apparition des signes de ponctuation dans la phrase dont celui des guillemets comme les parenthèses ou crochets dans un texte. Parfois, ils ne connaissent pas le nom de ces signes (dénomination).

D’autres enfants vont les voir mais sans en connaître réellement le sens.

Enfin, certains jeunes élèves pensent que c’est toujours le même personnage qui parle dès qu’il y a des guillemets dans un texte car les paires de signes restent identiques même si les locuteurs changent. L’utilisation d’un surligneur ou de vivre corporellement le texte en saynète théâtrale peut aider certains enfants à mieux se représenter les échanges verbaux et la situation proposée par l’auteur. En effet, ces signes contribuent au sens du texte et permettent au jeune lecteur de mieux se représenter le propos de l’énonciateur. D’ailleurs, on parle de modes d’énonciation entre par exemple le discours indirect, celui du narrateur, et le discours direct, celui des personnages.

L’avantage du discours direct est donc de donner de la vie aux dialogues et d’amener une dynamique entre les personnages. D’ailleurs, les dialogues sont souvent écrits au présent de l’indicatif pour ajouter à cet effet.

Guillemets, virgule et apostrophe

Ces signes de ponctuation que sont les guillemets sont parfois aussi confondus avec l’apostrophe, voire la virgule car ces deux derniers codes se rapprochent graphiquement de la notion de courbe. Le mieux étant, dans ce cas, de présenter à l’enfant une courte phrase contenant les trois signes en même temps comme dans l’exemple suivant : « Ce n’est pas juste, j’aime bien jouer à la guitare. » afin de préciser le rôle joué par chacun des signes.