Sélectionner une page

Qu’entend-on par « mots connus » ?

Qu’entend-on par « mots connus » ?

 

Les programmes de l’école primaire commence par la phrase suivante au niveau du domaine Lecture, écriture : « Dès le cours préparatoire, les élèves s’entraînent à déchiffrer et à écrire seuls des mots déjà connus. » (page 17 du BOEN n°3 du 19 juin 2008, hors série).

Qu’est-ce signifie cette expression « mots connus » ?

 

 

1/ Les « mots connus » demandés par l’enseignante

L’enseignante de la classe peut demander à ce que les enfants revoient à la maison un certain nombre de mots déjà étudiés en classe afin de les mémoriser définitivement.

Ces mots sont, en règle générale, au nombre de dix. Ce sont souvent des noms communs, parfois des verbes à l’infinitif. Ils sont à revoir d’une semaine sur l’autre. Ils sont souvent en lien avec le texte à venir ou le texte actuel qui sert de support à l’apprentissage de la lecture.

Au cours de l’année scolaire, la nature des « mots connus » demandés peut évoluer et les enfants peuvent être amenés à identifier un certain nombre de mots invariables comme des déterminants (le), prépositions (en), adjectifs numéraux (deux), voire des adverbes (très).

 

2/ Les « mots connus » demandés par le manuel de lecture

A chaque nouveau son étudié, des mots référents sont associés afin d’aider à l’ancrage du son dans des mots authentiques. Par exemple, pour le son /oin/, il est possible que le manuel de lecture recommande aux enfants de connaître par cœur les mots suivants : loin, moins, néanmoins, pointu, un témoin, une pointe, un coin, joindre, pointer.

Evidemment, en fonction des manuels de lecture, les mots à connaître par cœur vont différer ; là n’est pas l’essentiel. Ce qui compte est de permettre à l’enfant d’avoir bien en tête un certain nombre de mots clés, prêts à l’emploi, qui contiennent le son étudié. Ainsi, progressivement, l’enfant se constitue une mémoire orthographique, un stock de mots qu’il sait déjà lire et écrire.

 

 

3/ Les « mots connus » abordés par le biais des textes poétiques (chants, poèmes…)

La pratique de la récitation et de la chanson favorise également l’acquisition du langage écrit. S’appuyant sur le répertoire d’une dizaine de comptines ou chansons par an et sur l’écoute d’extraits d’œuvres diverses, les élèves sont conduits à mémoriser de nouveaux mots contextualisés dans un discours poétique et une relation particulière : celle du patrimoine. En effet, pour chanter ou réciter, faut-il déjà connaître le texte que tous les autres enfants ont déjà appris avant eux.

 

4/ Ce qu’il faut retenir…

En tant que parents d’élèves, les « mots connus » sont ceux dont vos enfants sont capables de lire sans même avoir besoin de les décoder. Tellement, ils ont été vus, ils sont intériorisés.

Il est important que les enfants de cours préparatoire apprennent au moins 10 nouveaux mots par semaine. Ce qui fait 36 semaines multipliées par 10 = 360. C’est un minimum.

Vous pouvez vous assurer chaque semaine que les mots étudiés ont bien été mémorisés. Si cela vous est difficile durant le week-end, vous pouvez le faire à la fin de chaque mois ou lors des périodes de vacances scolaires.