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Les liens qui existent entre le vocabulaire et la lecture

Les liens entre la lecture et le vocabulaire au CP

Bon nombre d’études ont montré la relation entre la connaissance du vocabulaire contenu dans un texte et la compréhension même de ce texte. Cette relation n’est d’ailleurs pas univoque : d’une part, le vocabulaire influence la compréhension en lecture et d’autre part, la compréhension d’un texte peut aider au développement du vocabulaire. Il existe donc une interaction entre les mots de vocabulaire connus et la compréhension d’un texte lu.

L’acquisition du vocabulaire

L’appropriation de mots de vocabulaire se réalise très vite à l’école primaire. On reconnaît habituellement que les enfants de 9 à 12 ans acquièrent près de 3.000 mots nouveaux par an même s’il est vrai que le nombre de mots peut varier d’un individu à l’autre.

En effet, ce nombre peut osciller de 300 mots par année à 5.000 chez certains jeunes.

Comment expliquer ces écarts dans l’acquisition du vocabulaire ?

Il est certain que l’enfant acquière une certaine quantité de vocabulaire nouveau grâce à ses relations avec les adultes qui l’entourent mais aussi les médias (télévision, Internet, radio, etc) . Mais un consensus se dessine pour dire que la majeure partie des nouveaux mots acquis à partir du CE2 proviennent de la lecture.

L’enseignement du vocabulaire fait en classe n’apporte que peu de mots aux enfants malgré son entrée spécifique.

Un enseignant permet aux élèves d’apprendre 300 mots par an. La voie du progrès n’est donc pas là.

La contribution des lectures personnelles est précisément le facteur le plus susceptible d’expliquer la rapidité d’acquisition du vocabulaire qui se fait en classe.

La difficulté pour des enfants de cours préparatoire réside dans le fait qu’ils s’engagent peu dans des lectures personnelles puisqu’ils sont en train d’apprendre à lire.

Le rôle des parents dans l’acquisition du vocabulaire de leur enfant

Les lectures personnelles devront être prises en charge par les parents ou d’autres adultes quotidiennement. Cette lecture régulière, qui a souvent lieu le soir, au moment du couché, est source de mots nouveaux à l’oral et pourra être réinvesti par l’enfant ensuite lors de sa confrontation avec l’écrit.

C’est un apprentissage indirect du vocabulaire mais il motive l’enfant à se construire un rapport aux mots et à la langue française. C’est aussi un lien vers la lecture en dehors de la classe qui pourra alimenter les lectures proposées en classe.

Face au sens de mots inconnus, des stratégies devront être mises en place. C’est ici que l’école peu jouer un rôle fondamental envers les élèves pour qu’ils puissent apprendre à tirer profit du contexte mais aussi mettre en oeuvre des stratégies de régulation en lecture dès qu’ils ne comprennent plus le texte lu.

Comme l’on sait que l’acquisition du vocabulaire s’effectue par étapes à travers la lecture de nombreux textes, il faudra essayer de varier les types de textes lus à l’enfant. En effet, lorsqu’un auditeur ou un lecteur rencontre un mot nouveau pour la première fois, il ne saisit habituellement qu’une partie de sa signification ; il devra rencontrer ce mot plusieurs fois dans des contextes différents avant de posséder une vue d’ensemble de sa signification.

De l’analyse morphologique au contexte

Un enfant est censé pouvoir trouver le sens d’un mot nouveau s’il se sert de la morphologie de ce mot, c’est-à-dire de sa structure comme la racine, le préfixe ou encore le suffixe. Par exemple, si l’enfant connaît déjà le mot ‘planète’, il peut généraliser sa connaissance aux mots ‘planétaire’, ‘planétarium’, etc.

Cette généralisation est toutefois parfois plus délicate à faire pour d’autres mots plus techniques ou plus abstraits.

C’est à ce stade que l’utilisation du contexte peut contribuer à l’acquisition de vocabulaire nouveau chez l’enfant même si cette méthode peut varier d’un mot à l’autre dans la phrase. En effet, il est rare de rencontrer un contexte qui donne des informations complètes sur un mot nouveau. Ainsi les parents devront expliquer à leur enfant ce qu’on entend par le fait d’utiliser les autres mots de la phrase ou du texte pour comprendre le mot inconnu.

Tout d’abord, il est important de regarder le mot même mais aussi autour du mot. En effet, autour d’un mot, la phrase, voire le paragraphe constitue un réseau sémantique qui apporte des éléments d’information sur l’atmosphère générale de la partie du texte où le mot apparaît. Les parents peuvent également aller chercher le dictionnaire et en lire la définition adéquate. L’utilisation d’un synonyme est également une bonne entrée même si elle souvent incomplète. On peut enfin placer le mot inconnu dans une autre phrase plus porteuse de sens qui mettra en valeur la signification réelle du nouveau mot. Il faudra bien choisir l’exemple de la phrase.

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