Sélectionner une page

Qu’entend-on par « la connaissance de l’alphabet » ?

La connaissance de l'alphabet

Des gestes à l’écrit

Parmi les divers moyens dont l’homme se sert pour communiquer avec ses semblables (les gestes, le tam-tam, les feux des indiens, le sémaphore, les panneaux de signalisation, le sourire, etc.), le principal est bien sûr le langage oral. Il est essentiellement constitué de sons émis par le locuteur (celui qui parle) à l’intention d’un auditeur (celui qui écoute). Ces sons donnent vie à des mots. Ces mots prennent vie dans un contexte que l’on appelle souvent la phrase. Mais ce qui nous intéresse ici est que le langage parlé peut être transcrit par l’écriture au moyen de signes ou caractères appelés lettres.

Remarque : il est important d’éviter de confondre les lettres avec les sons, auxquels elles correspondent en français de façon fort approximative. Par exemple, dans le mot eaux il y a 4 lettres (e-a-u-x), mais un seul son [o].

Les origines du français

Le français est une langue romane, il est issu de l’évolution du latin. On considère que le français moderne s’est construit à partir du XVIIe jusqu’à nos jours. Le français, langue d’une minorité devient à partir du XIXe siècle la langue de la majorité grâce à l’enseignement, aux moyens de communication (presse) et aux brassages sociaux (conscription, guerre de 1914-1918, exodes des campagnes vers les villes).

Comme langue parlée, le français semble avoir été d’abord le langage de l’Île-de-France.

Les sons

Les sons de la langue française se divisent en deux catégories : les voyelles et les consonnes auxquelles se rattachent les semi-voyelles (lieu, huile, ouate).

Les voyelles se distinguent des consonnes du fait qu’elles peuvent, à elles seules, constituer une syllabe : o-ser.

Au contraire, les consonnes ne peuvent pas constituer une syllabe à elles seule,. Dans le mot papa, il y a deux syllabes « pa » et « pa » et dans les deux cas, la syllabe contenant une lettre consonne est indéniablement collée à une voyelle.

Les signes graphiques

Beaucoup de langues connaissent, à côté de leur forme orale, une forme écrite. On parle alors de communication entre un scripteur (celui qui écrit) et un lecteur (celui qui lit).

Certaines langues comme le chinois ou l’ancien égyptien, ont des écritures idéographiques, c’est-à-dire composées de signes qui représentent directement des objets réels (table, porte, eau…) ou des concepts (liberté, amour…). Elles n’ont pas d’alphabet.

A l’opposé, le français possède quant à lui une écriture alphabétique (ou phonétique), dans laquelle chaque son est, en principe, représenté par un signe graphique, appelé lettre. L’ensemble des lettres forme l’alphabet.

Les lettres en français sont au nombre de vingt-six : a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z.

Les unes sont appelées voyelles : a, e, i, o, u, y. Les autres sont appelées consonnes parce qu’elles représentent en principe les sons-consonnes (les sons que l’on sonne, que l’on doit faire sonner).

L’alphabet est parfois appelé l’ABC.

L’oralisation ou la désignation des lettres

Certaines lettres portent le même nom et le même son comme pour les lettres ‘a’ ou ‘e’ par exemples.

D’autres portent des noms différents de leur son comme le ‘y’ [igrek], le ‘z’ [zed] et le ‘w’ [doubl’ve].

Enfin, d’autres lettres, principalement les consonnes, se désignent à l’oral par leur nom auquel est associé un ‘e’ suivi : [be], [se] ou précédé [en], [em], par exemples.

26 lettres. Est-ce suffisant ?

La connaissance des 26 lettres de l’alphabet ne sont pas suffisantes à l’enfant pour savoir lire.

La langue française contient 36 sons nommés phonèmes (sons de la langue).

Il nous aurait fallu en fait 36 lettres pour réussir à associer une lettre à une sonorité bien distincte.

C’est à cause de ce manque de lien que l’apprentissage de la lecture sera si difficile pour certains enfants apprenants à lire.