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Compréhension explicite et implicite d’un texte

Compréhension implicite et explicite en lecture au CP

Il existe des différences individuelles en compréhension de textes

La différence principale entre les bons et les mauvais « compreneurs » se fait sur les inférences, notamment pour répondre à des questions qui exigent d’aller au-delà du contenu littéral, parce que, semble-t-il, les mauvais « compreneurs » se focaliseraient trop sur le contenu premier du texte (contenu littéral) et auraient du mal à faire intervenir d’autres connaissances du monde dans leur compréhension du texte. C’est comme si les connaissances personnelles de l’enfant n’interagissaient pas avec les idées du texte.

En fait, plus on est cultivé, plus il est facile de comprendre un texte d’où l’importance de lire et raconter des histoires aux jeunes enfants avant même qu’ils ne savent lire.

Cette difficulté à faire des inférences, c’est-à-dire à comprendre l’implicite d’un texte, s’étend à l’extraction de la signification des mots à partir du contexte et à l’extraction des liens qui donnent la cohérence à une histoire.

Par exemple, les mauvais « compreneurs » peuvent rappeler l’information verbale de surface du texte aussi bien que les autres enfants, mais, dans la reformulation de l’histoire lue, ces jeunes apprentis expriment moins bien son sens plus profond et introduisent spontanément moins de connecteurs susceptibles d’augmenter sa cohésion comme ‘tout d’un coup, ensuite…’.

Les mauvais ‘compreneurs’ ont des difficultés à résoudre les incohérences apparentes dans le texte lorsque les informations qui permettent de les résoudre en sont trop éloignées l’une de l’autre comme d’une phrase n°1 à l’autre n°3 ; comme s’ils étaient limités dans leur mémoire. Ils pècheraient, aussi, essentiellement par une faiblesse des stratégies de réorganisation du matériel en mémoire de travail.

Les aspects affectifs sont à prendre en compte dans la lecture

Les bons ‘compreneurs’ étant encourager à lire davantage que les mauvais, les bons ont plus souvent l’occasion de trouver et d’exercer des stratégies efficaces d’organisation en mémoire des structures du texte.

En effet, les facteurs motivants et affectifs sont également important dans l’apprentissage de la lecture.

La satisfaction d’avoir lu un texte et de l’avoir compris est source de mobilisation pour l’enfant à lire un nouvel ouvrage.

L’importance de s’entraîner à lire régulièrement

Les effets de l’exercice de la lecture, entraînement à lire, concernent aussi bien le développement des stratégies de traitement de l’information tout comme la prise de conscience de la nature même des textes par rapport au monde réel et de leurs références thématiques. Par exemple, la connaissance du fonctionnement du conte traditionnel comme ‘Les trois petits cochons’ par un lecteur aide celui-ci à mieux suivre l’intrigue proposée par l’auteur.

Si le développement rapide de la procédure de décodage graphophonologique et son automatisation dans l’identification des mots écrits doit constituer la priorité du cycle 2 (CP et CE1), en particulier au CP, il est clair que le travail sur la compréhension des textes ne doit nullement être négligé pendant cette période.

 

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